samedi 18 mai 2019

Infractions relatives à l’administration de la Justice

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Infractions relatives à l’administration de la Justice




Infractions relatives à l’administration de la Justice

Une analyse plus poussée
Il a été expliqué aux participants au sondage et aux groupes de discussion qu’un individu libéré sous caution ou en probation qui commet une IRAJ s’expose à de nouvelles accusations criminelles en cas de manquement aux conditions de l’ordonnance de mise en liberté. Bien qu’elles ne soient pas de nature criminelle, ces infractions le deviennent parce que l’individu avait reçu une ordonnance lui interdisant de se livrer à ladite conduite comme condition de sa mise en liberté. Les répondants ont aussi appris que les IRAJ représentent le quart des dossiers dont sont saisis les tribunaux de juridiction criminelle au Canada, et que le coût pour les contribuables est estimé à 807 millions de dollars par annéeNote de bas de la page 3.

Aux yeux des Canadiens, il est important de prendre en compte les facteurs suivants dans la décision sur l’intervention indiquée en cas de manquement aux conditions :




Le manquement est-il attribuable à des raisons pratiques ou imprévues comme l’horaire de travail, l’absence de transport ou un retard inévitable (81 %)?
L’accusé ou le délinquant souffre-t-il d’une dépendance ou d’un trouble de santé mentale ou cognitif qui fait en sorte qu’il lui est difficile de se conformer à une ordonnance (79 %)?
Dans quelle mesure le manquement était-il intentionnel (a-t-il été commis à dessein ou sous l’influence d’autres facteurs) (79 %)?
Y a-t-il eu d’autres manquements et, le cas échéant, combien (74 %)?
Le manquement a-t-il mis à risque des personnes vulnérables (enfants, victimes) (74 %)?
Quels sont les antécédents et quelles sont les caractéristiques personnelles de l’accusé ou du délinquant (69 %)?
Les femmes (60 % contre 49 % des hommes), les personnes ayant fait des études universitairesNote de bas de page 4 (71 % contre 45 % de celles qui ont fait des études secondaires ou moins), ainsi que les personnes dont le revenu familial se situe entre 100 000 $ et 120 000 $ (67 % contre 54 % de celles dont le revenu est inférieur à 40 000 $) sont plus enclines à penser que les IRAJ devraient être réglées en dehors des tribunaux.

Les personnes qui ont fait des études universitaires (84 % contre 69 % de celles qui ont fait des études secondaires ou moins) et celles dont le revenu familial se situe entre 100 000 $ et 150 000 $ ont plus tendance que celles dont le revenu est inférieur à 40 000 $ (81 % contre 72 %) à penser que les professionnels du SJP devraient tenir compte de la situation de l’accusé ou du délinquant.

Méthodologie
Le ministère de la Justice a effectué des sondages nationaux sur la justice (SNJ) en 2016 et en 2017. Chaque SNJ englobait une série de projets de recherche sur l’opinion publique auxquels ont participé des Canadiens de 18 ans et plus partout au pays. Le SNJ de 2016 comportait deux sondages (1 et 2), 6 groupes de discussion en personne et 3 discussions en ligne. Le SNJ de 2017 comportait deux sondages (1 et 2), 12 groupes de discussion en personne et 21 entrevues individuelles par téléphone. L’échantillonnage des répondants s’est fait de manière aléatoire, et les questionnaires ont été remplis en ligne ou sur papier. Les données ont été pondérées en fonction de l’âge, du sexe, de la région géographique et de la scolarité afin de refléter la population canadienne.




SNJ de 2017 : Le sondage 1 (N = 2 019) était axé sur le pouvoir discrétionnaire, la détermination de la peine et les PMO. Le sondage comportait de l’information (statistiques et définitions de concepts comme les lignes directrices en matière de détermination de la peine), ainsi que trois exemples de scénarios d’infractions passibles d’une PMO afin de fournir un contexte aux réponses. Le sondage 2 (N = 2 027) se concentrait sur des volets particuliers du SJP : la justice réparatrice; la justice axée sur la résolution des problèmes; les infractions relatives à l’administration de la justice; la déjudiciarisation; la mesure du rendement et la confiance dans le SJP. Des groupes de discussion ont étudié plus en profondeur les questions abordées dans les deux sondages.

Les répondants au sondage et les participants aux groupes de discussion et aux entrevues ont reçu une définition sommaire des IRAJ avant d’être invités à donner leurs points de vue sur diverses questions. Ces questions portaient sur les perceptions des Canadiens à l’égard d'IRAJ comme les manquements aux conditions; la question de savoir s’il faut les traiter comme des infractions criminelles ou d’une autre façon, ainsi que les facteurs qui doivent entrer en ligne de compte dans les décisions concernant un manquement aux conditions imposées à un accusé ou à un délinquant.

Pour plus de renseignements sur les constatations ou les sondages mentionnés dans le présent document, prière de communiquer avec la Division de la recherche et de la statistique du ministère de la Justice du Canada (rsd.drs@justice.gc.ca).

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