jeudi 18 avril 2019

Criminologie L’étude du criminel

  droitenfrancais       jeudi 18 avril 2019


Criminologie 
L’étude du criminel




Criminologie 
L’étude du criminel


L’étude du criminel
L’étude du criminel a donné lieu à plusieurs descriptions :
- Les premières étaient anthropologiques et ont trouvé leur parfaite expression dans l’œuvre de Lombroso « L’homme criminel » paru en 1876. L’idée fondamentale c’est qu’il existerait un type criminel présentant un certain nombre de traits anatomiques qui le distingueraient des non-délinquants et seraient à l’origine de ses actes criminels.Enrico Ferri, sans rejeter complètement l’explication anthropologique a situé le type criminel de Lombroso dans une classification d’ensemble (criminels-nés, criminels aliénés, délinquants passionnels). Ces derniers selon Ferri, seraient influencés par des facteurs anatomiques, sociologiques et psychologiques. Mais en dépit des précisions, la classification de Ferri reste tributaire du type Lombrosien au moment où ce type a été attaqué de tout part.
- D’autres descriptions étaient biologiques, psycho-pathologiques, psychologiques et psychosociales.
On ne peut pas examiner toutes ces descriptions, on va seulement s’interroger sur les facteurs qui influencent sur la formation de la personnalité du délinquant.
I - Les facteurs qui influencent la formation de la personnalité du délinquant :
Jadis, on parlait de deux grandes théories qui s’opposaient :
- les théories constitutionnellesselon lesquelles la délinquance était un phénomène inné ;
- les théories du milieu qui attribuaient à l’influence du milieu, la formation de cette personnalité.
Aujourd’hui, la pensée qui vaut que personne ne naissent délinquants va nous permettre de s’interroger sur l’influence des facteurs individuels et sur celle des facteurs du milieu.



A- Les facteurs individuels :Si on peut considérer que la délinquance est un phénomène inné, divers facteurs ont pour conséquence de rendre le terrain plus fragile et d’abaisser le seuil délinquantiel ou de rendre le sujet plus sensible aux influences criminogènes du milieu lui-même dans la formation et l’évolution de sa personnalité. C’est le concept de terrain en criminologie qui résume les conditions biopsychiques de l’activité du délinquant. Elle recouvre notamment les caractères héréditaires et innés de l’individu, on parle alors desantécédents héréditaires et des antécédents personnels.
1- Les antécédents héréditaires :Parmi les divers traits de la personnalité des individus, certains proviennent de la transmission par le jeu de l’hérédité. Le problème qui se pose en criminologie est de savoir si les conduites criminelles ont un rapport avec l’hérédité. Plusieurs études ont été dégagées : généalogiques, statistiques et celle dite des jumeaux.
a- Etudes généalogiques :reposent sur la composition de tables de descendance permettant de calculer combien de cas de délinquance et quels types de délits se reproduisent de génération en génération.
b- Etudes statistiques :reposent sur l’observation d’un groupe de criminels en recherchant à propos de chacun d’eux combien de fois les ascendants ont été eux-mêmes des criminels.
c- Etude dites des jumeaux :consiste à comparer les comportements respectifs de jumeaux univitellins ou « vrais jumeaux » et de bivitellins ou « faux jumeaux ».Les comparaisons effectuées ont permis de constater qu’il y avait concordance de comportements chez les univitellins dans près des 2/3 des cas, tandis que cette concordance n’existait que dans 1/3 des cas chez les bivitellins. On a conclu qu’il a influence de l’hérédité sur la délinquance.
2- Les antécédents personnels :En plus des antécédents héréditaires, il faut tenir compte des antécédents personnels. A cet égard, il convient de distinguer ceux qui sont antérieurs à la naissance, ceux qui son concomitants à la naissance et ceux qui lui sont postérieurs.
a- Antécédents antérieurs à la naissance :Diverses influences congénitales peuvent expliquer les troubles de l’intelligence ou même du comportement, dont les accidents de la conception de l’embryon provoquant la formation d’aberrations chromosomiques.Les études ont montrées que certains hommes possèdent un ou plusieurs chromosomes sexuels supplémentaires dans leur caryotype dont la formule normale est XY.
- Ces aberrations gonosomiques peuvent en premierlieuresulterd’un ou plusieurs X supplémentaires (syndrome de Klinefelter) qui se caractérise par une morphologie ennuchoïdique asseztypique de la débilité mentale. Comme ce syndrome est relativement rare, les délinquants qui en sont atteints, principalement des auteurs de délits sexuels, mais aussi des homicides et des voleurs, ne représentent eux-mêmes qu’une faible proportion dans la population délinquante.
- Les aberrations gonosomiques peuvent en second lieu résulter d’un ou plusieurs Y supplémentaires qui donnent des sujets de grande taille et des personnalités dont la description rejoint celle des psychopathes. Les sujets à caryotype XYY sont proportionnellement beaucoup plus nombreux parmi les délinquants que dans la population normale, mais comme ce syndrome est également relativement rare, on estime que ces sujets ne représenteraient pas plus de 1 à 2% de la population des délinquants de sexe masculin.
b- Antécédents concomitants à la naissance :La médecine attache une grande importance au traumatisme obstétrical que l’on considère comme l’une des causes les plus fréquentes de la faiblesse mentale. En ce qui concerne l’accouchementles statistiques ont noté le traumatisme obstétrical dans les antécédents personnels.
c- Antécédents postérieurs à la naissance :Ces antécédents sont nombreux :
- troubles du premier développement ;
- maladies infectieuses à ralentissement encéphalique ;
- acquisition de l’habitude de l’alcoolisme ;
- existence de moments dangereux.
Aux antécédents physiologiques s’ajoutent les antécédents pathologiques :
- la maladie a toujours pour effet de constituer pour le sujet malade un handicap social important et d’avoir des conséquences psychologiques, voir criminogènes indirectes (cas de la syphilis et de la tuberculose) ;
- les accidents du travail qui entraînent une diminution de la capacité de revenu par le travail ainsi que le chômage.
Tous ces éléments cependant ne doivent pas être considérés comme des facteurs criminogènes directs, mais seulement comme des facteurs qui contribuent à altérer l’équilibre psychologique du sujet et à fragiliser le terrain de sorte que l’action des facteurs du milieu deviendra plus marquante.
B- Les facteurs du milieu :Le milieu désigne le monde environnant dans lequel un individu se trouve situé. En criminologie, on distingue plusieurs milieux :
- le milieu physique et géographie dans lequel vivent les hommes ; n’intéresse que l’étude de la criminalité





- le milieu social tout d’abord. On distingue entre :
§ le milieu social général : formé par toutes les conditions générales de la société qui produisent des conséquences communes à tous les citoyens d’un même pays (situation politique, économique, sociale...) ;
§ le milieu personnel qui se rapporte au contraire à l’environnement immédiat des individus.
L’étude du milieu social, relève de l’étude de la criminalité. C’est le milieu personnel dont l’influence est plus directe et plus décisive sur chaque individu qui intéresse seul l’étude du criminel.Pour étudier l’influence des facteurs du milieu personnel sur la formation de la personnalité du délinquant, il convient de se référer à la distinction que fait De Greeff au sein de ce milieu entre le milieu inéluctable, le milieu occasionnel, le milieu choisi ou accepté et le milieu subi.
1- Le milieu inéluctable :le milieu dans lequel l’individu ne peut pas ne pas vivre, du fait de sa naissance et du fait de son environnement immédiat. On doit distinguer entre deux aspects dans le milieu inéluctable : le milieu de la famille d’origine et celui que forment l’habitat et le voisinage.
a- La famille d’origine :La famille d’origine joue un rôle capital dans la formation de la personnalité du délinquant.L’influence de la famille sur la formation de la personnalité de l’enfant délinquant se réalise de deux façons: soit directement, soit indirectement.
- L’influence directe :La famille exerceune influence criminogène directe sur l’enfant lorsque les parents sont délinquants ou immoraux. Cette influence résulte principalement de deux sources :
§ l’apprentissage de la violence à travers les violences intrafamiliales ;
§ l’acquisition par imitation du style de vie de délinquants des parents ou de l’un d’eux.
- L’influence indirecte :L’influence criminogène de la famille d’origine s’exerce souvent d’une manière indirecte sur l’enfant. C’est au foyer familial que se forge dans les années de l’enfance la structure de la personnalité de l’enfant et les parents jouent un rôle capital dans la formation de la conscience morale.
Un milieu familial moralement sain peut exercer une influence décisive sur la formation du jeune délinquant s’il ne donne pas à l’enfant l’éducation nécessaire à une socialisation normale. Il peut en être dans de nombreuses hypothèses :
§ Abandon de l’enfant à sa naissance et absence de soins continus ;
§ Séparation de la mère et de l’enfant à la suite d’un événement de force majeure ;
§ Absence du père au moment où son autorité doit équilibrer celle de la mère ;
§ Disputes entre parents d’une certaine gravité ;
§ Excès d’indulgence ou de sévérité de la part des parents.
b- L’habitat et le voisinage :
- L’habitat :Les jeunes délinquants proviennent plus d’immeubles collectifs que des jeunes habitants des maisons individuels.
- Le voisinage :La délinquance n’est pas liée à la population mais aux quartiers de détérioration socio-morale et même. Les aires de délinquance influencent sur la formation de la personnalité des jeunes délinquants selon deux aspects :
§ le premier aspect consiste dans les caractéristiques du milieu sous-prolétarien qui se caractérise par une pression du groupe très forte ;
§ le second aspect est constitué par des bandes d’enfants et d’adolescents alimentés par ce milieu sous-prolétarien. Les enfants s’associent en bandes pour plusieurs raisons : affectives, d’affirmation de soi, de justification morale. Or le milieu naturel des enfants qui constituent des bandes est la rue.
2- Le milieu occasionnel :Le milieu occasionnel englobe le milieu scolaire, le milieu d’orientation professionnelle et le milieu du service militaire dans les pays où il est obligatoire. Ces milieux ne constituent pas par eux-mêmes des milieux criminogènes, bien au contraire, ils poursuivent des buts éducatifs. Ce qui peut être criminogène en revanche, c’est l’inadaptation de certains sujets à ces milieux.
L’inadaptation la plus grave est l’inadaptation scolaire. Elle peut être facteur de comportements antisociaux ultérieurs, car les échecs scolaires découragent et exposent aux incidences du chômage et aux autres facteurs criminogènes d’ordre économique.
3- Le milieu choisi ou accepté :Il comprend le foyer personnel, le milieu professionnel, les loisirs et le milieu social dans lequel évolue l’individu.
a- Le foyer personnel :La relation entre le foyer personnel et la formation de la personnalité du délinquant conduit à une double série de constatations :




             - l’absence de foyer personnel influe sur la délinquance. Les recherches faites sur les condamnés montrent que la proportion des célibataires supérieure que chez les hommes mariés cela explique que l’existence d’une famille constitue le plus souvent un milieu qui détourne de la criminalité et que la présence d’enfants au foyer renforce encore l’effet stabilisateur du mariage.
             - l’existence d’un foyer personnel ne suffit pas, il faut qu’il soit équilibré, car les conflits conjugaux sontgénérateurs de délinquance aussi bien pour les enfantsque pour le couple lui-même.
b- Le milieu professionnel :Le milieu du travail lui-même peut être criminogène. Cela est très net dans :
- le milieu des affaires ou l’appât du gain, la vie facile et désordonnée constitue des facteurs criminogènes.
- le milieu de l’usine, que certains éléments sont susceptibles de modifier le psychisme de l’ouvrier et d’influencer la formation de la personnalité du délinquant.


c- Les loisirs et le milieu extraprofessionnel :Les loisirs peuvent influencersur la formation de la personnalité du délinquant. Les constatations ont démontrées que les voleurs adultes récidivistespassaient leurs loisirs dans des lieux de plaisir considérés comme mal fréquentés (cafés, maisons de jeu…).
La fréquentation d’amis eux-mêmes criminels ou simplement immoraux, influence aussi sur la formation de la personnalité du délinquant.A l’inverse, les activités artistiques et culturelles, les mouvements de jeunesse, les activités manuelles se retrouvent peu parmi les délinquants. Il faut faire quelque réserve cependant pour certaines activités sportives, tel le football.
4- Le milieu subi :C’est le milieu dans lequel se trouve plongé le délinquant lorsqu’il est arrêté, jugé et condamné, notamment à une peine privative de liberté. Le milieu subi, c’est aussi non seulement la prison, mais l’ensemble formé par le système de justice pénale, police et tribunaux.
a- L’influence de la prison sur la personnalité du délinquant :La prison peut être un facteur criminogène.
- la privation de liberté de courte durée a des effets nuisibles : choc affectif dans la famille, honte supportée par la femme et les enfants, absence de salaire du père emprisonné, perte de la situation, difficultés de retrouver une place à la sortie ;
- la privation de liberté de longue durée, a en plus des conséquences familiales déjà mentionnées à propos de la privation de liberté de courte durée, le divorce et la dissociation familiale dans 75% des cas, l’éducation des enfants dans des conditions anormales et souvent leur engagement dans la voie de la délinquance juvénile.
La sortie de prison constitue un moment critique, soit que :
- le sujet se retrouve dans une situation pré-criminelle identique à celle qui l’a conduit à son acte ;
- le processus destigmatisation sociale l’incorpore définitivement dans le monde criminel.
b- L’influence des institutions de procédure pénale sur la personnalité du délinquant :Il est certain que la manière dont les opérations procédurales (l’arrestation, l’interrogatoire, l’instruction, jugement) menées peuvent avoir des effets très différents sur la personne poursuivie.


b- Le mauvais usage des stupéfiants :
         Une drogue est un composé chimique, biochimique ou naturel, capable d'altérer une ou plusieurs activités neuronales. Certaines drogues peuvent engendrer une dépendance physique ou psychologique. L'usage de celles-ci peut avoir pour conséquences des perturbations physiques ou mentales.
Le terme « drogue » recouvre essentiellement deux aspects : la nature des effets biologiques que la drogue induit d'une part et, d'autre part, les rapports que celui qui la consomme entretient avec elle. Le mode et la fréquence de consommation influe directement sur l'accoutumance ou la dépendance au produit.
La consommation répétée de drogue peut conduire à la toxicomanie et avoir des conséquences sanitaires et présente de hauts risques pour la société comme la mort, la démence, le crime.
Sur le plan criminologique, de nombreuses analyses montrent que les individus connus délinquants, présentent un taux de consommation plus élevé que la moyenne de la population. Les spécialistes affirment que les divers types de relations susceptibles d’unir les drogues à la délinquance sont au nombre de trois liens :
                            - Liens pharmacologiques :
Le composant du produit lui-même est générateur de comportements agressifs.
                            - Liens économiques :
La dépendance et le fait de vouloir se procurer des doses de drogues et de s’approvisionner conduit le sujet à commettre des actes délictueux tels que le vol, et plus grave des crimes.
                            - Liens sociologiques :
La délinquance fait partie du style de vie de la plupart des toxicomanes liés par des liens socio culturels.
Au-delà de ces liens, les manifestations psychologiques qui ont été relevés par rapport à l’addiction de drogue permettent de constater les actions suivantes :
         - Action confusogène : provoque un effet sur les cellules cérébrales et éclipse la clarté mentale ce qui entraine une confusion chez les personnes droguées.
         - Action paranoïde : engendre un sentiment de grandeur et de puissance.
         - Action désinhibitrice : absence de censure et non distinction de l’interdit pénal.
3- Les perversions sexuelles :
Elles relèvent de la psychopathie et intéressent une partie des psychiatres. On ne doit pas confondre les perversions sexuelles et infractions sexuelles, cette dernière est une notion pénale nécessitant l’incrimination et la sanction. La perversion par contre relève du champ criminologique et ne tombe pas forcément sous le coup de la sanction pénale. La perversion n’est donc pas forcement un délit pénal. C’est en fonction des normes de chaque pays que la perversion est sanctionnée et punie.
Il est à noter que la qualification d’une pratique comme perverse et déviante, suppose l’existence d’un modèle ou d’un standard de conduite qui est jugé par la société et la conscience collective comme étant normal, plus la conscience collective s’attache à ce standard de conduite, plus les actes qui s’y écartent seront stigmatisés et réprimés.
Mais ces derniers temps on assiste dans les sociétés occidentales à de grandes manifestations de tolérance à l’égard de certaine pratiques relevant de perversions sexuelles.
                   a- Perversions par modification du but sexuel (P.M.B.S) :
On entend par PMBS la substitution d’une pratique spécifique chez le pervers qui remplace l’acte sexuel normal.
Le but du pervers n’est pas celui de rechercher la rencontre d’une femme ou d’un homme, la déviance sexuelle se déploie à travers un scénario bien déterminé, fruit d’une pulsion irrésistible.
                            1- L’exhibitionnisme :
L'exhibitionnisme est le fait de montrer des parties intimes de son anatomie ou des pratiques intimes en public. C’est une perversion propre aux hommes, elle se caractérise par le besoin d’étaler en public et en général, avec une certaine fixité d’heures et de lieux, ses organes génitaux à l’état flasque ou en érection, et a travers cette manœuvre l’exhibitionniste réalise sa jouissance.
Il faut dire que l’excitation de l’exhibitionniste se focalise spécialement sur la réaction psychique démontrée par le public cible suite à la surprise du spectacle.   
                            2- Le voyeurisme :
Le voyeurisme, qui décrit un comportement basé sur l'attirance à observer l'intimité ou la nudité d'une personne ou d'un groupe de personnes dans des conditions particulières en cherchant à y éprouver une jouissance. Les pratiques voyeuristes peuvent prendre plusieurs formes, mais leur caractéristique principale est que le voyeur n'interagit pas directement avec son sujet, celui-ci ignorant souvent qu'il est observé.
                            3- Fétichisme :
Le fétichisme sexuel est la fixation du désir érotique et la recherche d'une satisfaction sexuelle, par le contact ou la vue d'une partie du corps, d'un objet (des gants...) ou d'une matière. Le sujet ne peut accéder à la jouissance sexuelle sans la présence effective de cet objet sexuel.
                            4- le sado masochisme :
Le masochisme représente un ensemble de pratiques utilisant la douleur et l'humiliation dans un but érogène, permettant à ceux qui y sont sensibles de vivre plus intensément leur sexualité. Ces relations sont contractuelles et n'ont donc rien à voir avec le sadisme qui n'est jamais consensuel.

Dans le couple sado maso, le sujet va éprouver l’une des deux perversions, tandis que l’autre perversion sera assumée par le partenaire.

La souffrance physique ou l’humiliation psychique sont des conditions sine qua non à l’obtention de la satisfaction sexuelle chez la sadique ou le masochiste. La liaison entre souffrance et jouissance est assumée dans des conditions précises, concrètes lesquelles varient d’une personne à l’autre en fonction des fantasmes de chaque pervers.

La perversion du sadisme est forgée du célèbre marquis de Sade, tandis que le masochisme est à relier au nom du romancier autrichien Léopold Zacher Masoch.

         b- Perversions par modification de l’objet sexuel (P.M.O.S)

Dans cette catégorie, le pervers change l’objet sexuel c'est-à-dire modifie le partenaire ordinaire dans une relation sexuelle.

                   1- L’homosexualité :
L'homosexualité est l'amour, l'attirance et, le cas échéant, la pratique de relations sexuelles entre personnes du même sexe. Le mot s'applique indistinctement aux hommes et aux femmes.
Chez les femmes, l'homosexualité est appelée lesbianisme ou saphisme. Les deux termes font référence à la poétesse grecque Sappho de l'île de Lesbos, L'homosexualité masculine est appelée pédérastie ou sodomie.

On assiste à une considération progressive de cette pratique par les deux sexes.
 Lorsque la sexualité est pratiquée entre un adulte et un enfant du même sexe, elle est alors appelée pédophilie homosexuelle. Par contre, lorsqu’elle est pratiquée entre un adulte et un enfant n’appartenant pas au même sexe, elle est qualifiée de pédophilie hétérosexuelle. La pédophilie est généralement sanctionnée par l’article 503-2 du code pénal marocain.

- L’inceste : L'inceste désigne une relation sexuelle entre membres de la même famille et soumise à un interdit. (Par ex : le père avec sa fille, le frère avec la sœur...)

- La gérontophilie : La gérontophilie consiste à chercher un partenaire sexuel très âgé.

                   2- La zoophilie :

La zoophilie est une déviation sexuelle ou l'animal est l'objet du désir, du grec ancien « animal ») et (philia, « amitié » ou « amour »).

Le zoophile préfère avoir des relations sexuelles avec l’animal déterminé par son choix. Le rapport avec l’animal n’est pas la satisfaction d’un besoin passager, mais au contraire il répond à une impulsion chez le pervers qui trouve sa satisfaction dans cette pratique curieuse.

                   3- La nécrophilie :
La nécrophilie est une perversion caractérisée par l'attirance pour les cadavres. L'utilisation familière du terme désigne la pratique consistant à avoir des relations sexuelles avec des personnes décédées.
Les psychiatres voient dans la nécrophilie une tentative d’identification avec le cadre qui cache un grand attachement avec le parent décédé. D’autres voient une résurgence de culte des morts.
Il faut signaler que certains cas, et sous le poids de l’obsession, des nécrophiles peuvent être poussées à la violation des sépultures, ou à des actes d’homicide afin de satisfaire leur nécrophilie.
         c- Perversions par modification de l’identité sexuelle (P.M.I.S)
Dans cette catégorie, le sujet manifestant le travestisme ou la transsexualité exprime un refus de son identité sexuelle et un penchant pour l’identité du sexe opposé.
                   1- La transsexualité :
Le transsexualisme est le fait pour une personne de se sentir comme ayant une identité sexuelle opposée à son sexe physique de naissance. Cette notion est parfois confondue avec l’hermaphrodite qui est un être humain bisexuel qui porte à la fois les caractéristiques du sexe masculin et du sexe féminin physiquement parlant, cela est du généralement à un accident génétique.
Par contre le transsexuel est physiquement un homme ou une femme qui psychiquement ne se voit pas comme tel et éprouve l’adoption du comportement de l’autre sexe.
Chez les transsexuels, on parle de l’incompatibilité de l’identité sexuelle psychique avec l’identité sexuelle physique, cette incompatibilité entraine le refus de la condition physique et la réclamation de son changement par intervention chirurgicale.
                  2- Le travestisme :
Se rencontre chez l’homme et la femme, le travesti peut être définie comme quelqu’un qui ne peut atteindre son plaisir sexuel qu’à la condition de porter des vêtements de sexe opposé, il ne change pas son physique. Le travesti peut être dangereux, parfois agressif.
Le travesti doit être distingué du transsexuel qui se considère comme appartenant psychiquement au sexe opposé et qui porte des vêtements de ce sexe parce qu’ils répondent à sa véritable nature et de l’homosexuel qui s’habille en femme pour séduire des homosexuels jouant le rôle actif.
Para 3 : La psychologie Freudienne et le comportement criminel :
Sigmund Freud, né le 6 mai 1856 en Autriche et mort le 23 septembre 1939 à Londres (Royaume-Uni), est un médecin neurologue et psychiatre autrichien, fondateur de la psychanalyse.
Médecin viennois d'appartenance juive, Freud fait la rencontre de plusieurs personnalités importantes pour le développement de la psychanalyse, dont il sera le principal théoricien.
Beaucoup de psychologues et de criminologues se sont inspirés de ses théories relatives à l’agressivité et aux perversions, il est donc essentiel de passer en revue les trois bases de la psychologie freudienne :
A- Les éléments de l’appareil psychique :
La division de l’appareil psychique chez Freud est essentielle, l’exemple de l'iceberg est repris pour expliquer la situation et la division de l'appareil psychique (que l'on appelle les instances).
L’appareil psychique est composé de zones ou éléments et chacun a son rôle et ses interférences. Selon Freud, l’appareil psychique se compose de trois éléments : le ça, le moi et le surmoi.
Le ça : selon Freud, est la zone la plus ancienne ; on nait avec le ça, c’est inné en quelque sorte, il a une fonction spéciale elle exprime toutes les exigences individuelles, le ça tend à satisfaire l’être humain dan son individualité, le ça est soumis au principe du plaisir, il est neuro- végétatif. Le ça exprime aussi l’égoïsme de la personne c’est un élément fondamental et primitif il est refoulé, actif, bestial, infantile, alogique et sexuel. Si le ça n’est pas maitrisé, il risque de déborder et ça peut être très dangereux.
Le surmoi : il est acquis tout au long de la croissance de la personne et il joue un rôle dans la formation de la personnalité équilibrée. Le surmoi incarne tous les interdits moraux, sociaux et religieux...
Le moi : entre le ça et le surmoi il y a le moi, renvoie à l'unité du sujet, de sa personnalité, il se caractérise par la raison. Il assure la fonction synthétique de la personnalité et cherche un équilibre entre les exigences sociales et les impulsions inconscientes.
B- La distinction entre le conscient et l’inconscient :
Cette distinction n’a pas été faite avant Freud. La psychanalyse pratiquée par Freud prend pour une base essentielle la distinction entre le conscient et l’inconscient. Tout individu est commandé par son conscient et inconscient.
L’inconscient s’exprime par certaines paroles, certains choix, c’est de là qu’est venue la psychanalyse. Celui-ci désigne l’ensemble des faits psychiques dont nous n’avons pas conscience, se sont toutes nos acquisitions personnelles, nos pensées, nos souvenirs perdus qui peuvent resurgir lorsque l’occasion est propice. C’est le passé enfoui qui commande le présent et le futur. Pour Freud, l’inconscient est soumis essentiellement à deux grandes impulsions, l’Eros et le Tanathos qui sont deux Dieux de la mythologie Grecque. Eros est le dieu de l’amour et Tanathos est le dieu de destruction et de la mort ; malgré le fait qu’ils sont opposables mais ils sont coexistant.
C- L’évolution psycho sexuelle chez l’enfant :
 Sigmund Freud a élaboré une théorie psychanalytique de la sexualité infantile, qui décrit les divers mécanismes pulsionnels élémentaires de l'enfant, dont les transformations aboutissent à la sexualité adulte (génitale) en passant par différents stades ou phases (Stade buccal, Stade anal et stade phallique œdipien).
(voir cours)



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